Méditation du mercredi (19)

Victor Wiard, de l’Université libre de Bruxelles, a déposé cette année son mémoire de maîtrise sur les étudiants utilisant Internet et leur ordinateur pour regarder des séries télévisées. Une de ses observations concerne le statut de « fan ».

Peu d’indice d’interactivité en ligne entre utilisateurs ont été relevés lors des entretiens. Les utilisateurs qui interagissent limitent leurs actions à des statuts Facebook. Les participants de cette étude peuvent donc être décrits comme des consommateurs et non des « fans » (Jenkins, 1992). La notion de culture participative, du moins comme définie par Jenkins (2006) n’est donc pas applicable ici. Il n’y a aucun indice de participation sur des forums ou des sites internet, ou de production de contenu. Ces développements invitent à conclure que ce public peut effectivement être définit comme un public d’utilisateurs actifs, ou d’« usagers » et non de « fans ». Les participants sont vus comme actifs, car cherchant activement les séries qu’ils souhaitent visionner, dans la version désirée, mais qu’ils n’échangent que peu de contenu, et n’en produisent pas.

Source : WIARD, Victor. « Les séries américaines sur Internet : vers un nouveau public ? Approche multi-méthodes d’étudiants de l’enseignement supérieur consommant du contenu fictionnel en ligne, de leurs pratiques et de leurs discours ». Mémoire de maîtrise, Bruxelles, Université libre de Bruxelles, 2014, p. 75.

Méditation du mercredi (18)

Cette semaine, nous avons repéré cet extrait d’un article de Julia Llewellyn Smith à propos de fans fortement impliqués dans leur fandom respectif, que ce soit Game of Thrones, Sherlock ou même les Legos.

Despite its ubiquity, fandom still has a bad reputation as a haven for geeks and misfits. The superfans I speak to, however, all sound disappointingly sane and stress – while being very careful not to offend their cohorts – that they are “normal” people with other interests.

Source : http://www.telegraph.co.uk/culture/tvandradio/11249937/From-Game-of-Thrones-to-Doctor-Who-meet-cultures-most-devoted-fans.html

Méditation du mercredi (17)

Récemment, la revue Participations a publié son deuxième numéro de l’année. La citation suivante, bien que longue, résume bien les recherches sur les fans des dernières décennies.

Over the last twenty years, the study of fan research has seen work documenting the fan’s cultural, social and personal labour, starting with the now classic and floodgate 1992 studies of Fiske (1992) Jenkins (1992) and Bacon-Smith (1992). These studies kick-started a growth area of approaches dealing with ‘fans’, represented by a boom in publishing and academic discussion. For example, the area of fan studies has seen a range of anthologies (e.g. Jenkins 2006a), edited collections (e.g. Gray, Sandvoss and Lee-Harrington 2007; Lewis 1992; Hellekson and Busse 2006; Harris and Alexander 1998), and specialized journals (e.g. Transformative Works and Cultures, Journal of Fandom Studies). Ideas that have emerged from this area have also been groundbreaking. ‘Transmedia narrative’ and ‘intertextuality’ are key concepts regularly taught on media studies syllabi at both undergraduate and postgraduate level. Equally, the notion of ‘convergence culture’, as defined by Jenkins (2006b), has understood how fan works transpose narrative across multiple media platforms. Such a concept has been significant for making sense of the contemp orary mediated landscape, where media regularly shift and change forms and intentions (Hay and Couldry 2011). However, among this otherwise groundbreaking work, there appears to be a missing discourse and discussion of methodology.

Source : Evans, Adrienne et Mafalda Stasi. « Desperately seeking methodology: New directions in fan studies research ». Participations, Volume 11, No 2, 2014, p. 7.

Méditation du mercredi (16)

La citation de cette semaine provient d’un article de Yanick Klimbo Tremblay sur son entrevue avec Félix B. Desfossés, qui a écrit le livre L’évolution du métal québécois, No Speed Limit (1964-1989). Journaliste spécialisé en histoire de la musique au Québec, Desfossés explique comment il s’est retrouvé dans ce projet et comment il se définit en tant que fan.

Je suis avant tout un mélomane, un fan fini de musique, un collectionneur de disques maladif. J’accumule des 45 tours, d’ailleurs dans ma salle de musique, il y a des piles et des piles de disques. J’en parle des fois à mon psychologue ! Hahhaha ! Ben non ! C’est sûr que je suis un passionné de musique, je ne peux pas dire que je suis un métalleux ou un fan de métal. Ce serait une insulte face aux vrais fans de métal. Je suis un amateur de métal et si je me suis ramassé à faire ce livre, c’est parce que Ian Campbell, qui lui est un vrai métalleux, avait besoin de mon aide.

Source : http://voir.ca/chanceuxqueteux/2014/11/12/levolution-du-metal-quebecois-ouvrage-biblique-et-metallique-entretien-avec-felix-b-desfosses/

Méditation du mercredi (15)

Cette semaine, WIRED a publié un article sur l’influence de Garfield à l’ère d’Internet. On y apprend entre autres que l’auteur de ce comics, Jim Davis, peut apprécier certaines parodies de sa création, à la condition que ces parodies soient intelligentes.

Davis rather enjoys some of the parodies of his work, and notes really good appropriations give him great perspective on how fans view his nearly 40 years of comics. “Garfield Minus Garfield is, of course, one of my favorites,” Davis says. “We actually worked with the young fellow [creator Dan Walsh] who did that; it was such a great concept. It was kind of funny—we called Dan, and the second we identified ourselves, he said, ‘I’m so sorry. You want me to cease and desist, right?’ We said, ‘No, we want to collaborate on a book with you.’ Dan wrote the forward for the book that came out in 2008.”

Source : http://www.wired.com/2014/11/garfield-internet-cats/

 

Méditation du mercredi (14)

L’extrait suivant est tiré d’un article de Voir.ca, dans lequel Raymond Poirier revient sur le Comiccon de Québec. Il a interviewé la cosplayeuse Marie-Claude Bourbonnais, qui explique que la vague du cosplay vient d’arriver au Québec.

« Il y a deux choses qui ont contribué à le faire connaître, indique-t-elle. D’abord, le gros succès que le Comiccon de Montréal a remporté dernièrement. Toute la publicité qu’il y a eu dans les médias de masse, dans les journaux, à la télé, à la radio… Ça a amené ça à la conscience du grand public, qui n’est pas familier avec la communauté et l’univers. Et il y a le fait que MusiquePlus a acheté une téléréalité sur l’univers, qui s’appelle Heroes of Cosplay. »

Source : http://voir.ca/raymond-poirier/2014/10/27/petit-retour-sur-le-comiccon-de-quebec-edition-2014/

Méditation du mercredi (13)

L’extrait suivant est un article sur un livre qui vient de paraître cette semaine. Intitulé After, cet ouvrage écrit par Anna Todd est inspiré par un des membres du groupe One Direction. Ce livre, qui suit la voie tracée par les fanfictions trouvant preneur auprès des éditeurs (Fifty Shades of Grey, Beautiful Bastard), ne se cache pas concernant ses origines.

The book’s cover identifies Ms. Todd as the “Wattpad Sensation Imaginator1D” — 1D, as in One Direction. And this month, on Twitter, Simon & Schuster urged its nearly 400,000 followers to “Get a peek inside One Direction fan fiction ‘After,’ by Anna Todd,” with a link to an excerpt. “If You’ve Fantasized About Harry Styles, This Book Is for You,” the headline on the excerpt says.

Source : http://www.nytimes.com/2014/10/22/business/media/harry-styles-of-one-direction-stars-in-anna-todds-novel.html?smid=fb-share&_r=0

 

 

Méditation du mercredi (12)

Récemment, le réseau Showtime a annoncé une troisième saison pour  Twin Peaks, une série télévisée datant du début des années 1990. Amanda Ann Klein, Dana Och et Jason Mittell ont débattu sur la nécessité de faire reconnaître cette série de ses cendres sur Antenna. Le mot de la fin, donné par Mittell, a mérité notre attention.

With Twin Peaks, I feel like I’m less of a fan of the show itself than the idea of it, and the reflective analysis it triggers. What I’m most looking forward to is the conversation around the show – especially given that Twin Peaks helped inaugurate the online forensic fandom that I’ve argued is central to contemporary serial television consumption, I’m curious to see how the series plays in the digital era. We weren’t live-tweeting, building wikis, and writing/reading online episodic reviews back in 1990 – what will Twin Peaks viewing culture look like today? And like with all revivals, how much of that consumption will be about the new object versus our memories of how we watched and cared about the old version? So while everyone is watching Twin Peaks, I feel I’ll be spending a lot of time watching everyone watch Twin Peaks too. I can’t wait…

Source : http://blog.commarts.wisc.edu/2014/10/11/debating-the-return-of-twin-peaks/

Méditation du mercredi (11)

Bien que l’article à l’origine de la citation de la semaine ait été publié en 2013, celle-ci a fait tranquillement son chemin à travers le réseau social Tumblr. C’est le compte Fanhackers qui l’a posté en premier il y a cinq mois.

Many (New York Times articles about fan fiction) described fanfiction authors as dedicated (Nussbaum 2003), but the specific language used to frame their “zealous” (Stelter 2008, 5) or “marginal obsessive” (Manly 2006, 1) behavior varied. The normalcy of fanfiction appeared largely dependent on the fan’s age. Adult fanfiction authors were portrayed as perverts playing out their media-inspired sexual fantasies (McGrath 1998; O’Connell 2005; Orr 2004), whereas children and adolescents used fanfiction as a creative form of literacy and self-expression (Aspan 2007; Kirkpatrick 2002; Salamon 2001).

Source : Berkowitz, Drew Emanuel (2013) « Framing the Future of Fanfiction: How The New York Times’ Portrayal of a Youth Media Subculture Influences Beliefs about Media Literacy Education, » Journal of Media Literacy Education: Vol. 4: Iss. 3, Article 2, p. 203.

Méditation du mercredi (10)

Pour rester dans la thématique de la Fan Study Network Conference, Judith Fathallah, qui s’est penchée sur les rédactions d’adolescents lisant des fanfictions de South Park lors du congrès, a récemment publié sa présentation sur Academia. La phrase suivante va à l’encontre des critiques et des chercheurs qui ont tenté d’analyser l’effet de cette série d’animation sur les adolescents :

 

Before pronouncing on media’s effect on young fans we must understand what young fans do with media

 

Source : https://www.academia.edu/8543883/South_Park_Fanfic_and_the_Political_Realm