Nous sommes fans… d’Outlander

Dès samedi prochain, STARZ diffusera le premier épisode d’Outlander, une série mélangeant l’épopée historique, le surnaturel et la romance dans l’Écosse du XVIIIe siècle. Inspirée de la saga écrite par Diana Gabaldon, est-ce que cette série télévisée aura autant de succès que les romans, dont le huitième tome est sorti dans sa langue d’origine en juin dernier ? Avant de connaître la réponse, il est important de mesurer le succès littéraire de cette saga.

Depuis la sortie de ce récent tome, plus de 20 millions de copies de livres de la saga ont été vendu et traduits dans 23 langues. (Source) Ce même tome a également été placé au sommet des best sellers dans les catégories Hardcover Fiction et Combined Print and E-Book Fiction du New York Times dans l’édition du 29 juin. Comment expliquer cette popularité ? Il existe un élément de réponse dans cet extrait tiré du site Internet officiel de Diana Gabaldon :

I get a lot of letters from service-men and women–I’m told this is because when a reading person is about to be deployed to Iraq or Afghanistan, the first thing they do is go to the bookstore and look for a hefty book that will last them through the flight. Not surprisingly {cough}, they often end up with one of mine. They read it on the flight over, and upon arrival, then email their families with a request to send the rest of the series–which they then share with or read to the other members of their units (since war apparently really is “long periods of boredom punctuated by moments of sheer terror”).   They also often write to me. (Source)

Le succès de la saga se mesure également aux produits et services inspirés de la série : des savons et des baumes, des bijoux, des visites guidées en Écosse… Côté académique, nous considérons que notre recherche a été peu fructueuse, mais nous avons néanmoins retrouvé cette recherche de Melissa Ormond publiée en 2009 : « Gender, fantasy and empowerment in Diana Gabaldon’s Outlander ».

One perspective of Diana Galbadon’s use of the 18th century and post WWII to represent masculine/feminine ideals is that it serves as a direct commentary of 1980s and 1990s gender roles. As stated earlier, it is an unlikely assumption that modern masculinity had no effect on Diana Galbadon’s writing of Outlander. Perhaps Jamie is the anti 1990’s weekend warrior. He doesn’t need to spend his weekends thumping his chest in the middle of the woods to reclaim his masculinity because he never lost it. (Ormond, 2009 p. 37)

Enfin, nous croyons que la présence active de Gabaldon sur Internet peut expliquer ce succès. En effet, en plus de son site Internet, elle possède sa page Facebook ainsi qu’un compte Twitter. Cependant, sa politique sur les fanfictions pourrait déplaire aux futurs fans de la série télévisée :

You know, I’m very flattered that some of you enjoy the books so much that you feel inspired to engage with the writing in a more personal way than most readers do. Both for legal and personal reasons, though, I’m not comfortable with fan-fiction based on any of my work, and request that you do not write it, do not send it to me, and do not publish it, whether in print or on the web. Thank you very much for your consideration. (Source)

Pour conclure et vous donner une idée de la réception des fans de la série, voici un vidéo du rassemblement des fans organisé par STARZ à Los Angeles le 11 janvier 2014. Avertissement : ce vidéo, qui contient entre autre un panel avec Ronald D. Moore, Diana Gabaldon, Caitriona Balfe et Sam Heughan, dure environ 1 heure et demie.

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