Un chercheur et son fandom (3) – Firefly, Serenity et la transmédialité sérialisée

[Cet article a été publié originellement le 24 janvier 2015 sur Syndromemag.]

Cette semaine, nous allons aborder un sujet complexe : la transmédialité sérialisée ou comment une série préserve sa continuité à travers différents médias (télévision, cinéma, websérie, comics…). La série Firefly et le film Serenity illustrent ce concept lors du mémoire de maîtrise « The Expanded ‘Verse: Serialized Transmediality in Firefly/Serenity », déposé à l’Université Carleton (Ottawa) en août 2014.

À propos de l’auteur
Frederick Blichert, l’auteur de ce mémoire, a choisi d’analyser Firefly et Serenity lors de sa maîtrise en études cinématographiques. Selon son témoignage, la particularité préférée de son programme était la liberté de développer des sujets en lien avec ses intérêts. Il espère ainsi appliquer les expériences de ses études à une carrière en écriture (Source). Il est d’ailleurs possible de consulter son blogue, qui regroupe des critiques de films.

À propos du sujet
Firefly est une série télévisée créée par Joss Whedon, diffusée sur Fox en 2002, puis annulée avant la fin de la première saison. Malgré sa courte existence, elle a acquis un statut de série culte ainsi que de nombreux fans fidèles, surnommés les Browncoats. Quant à Serenity, il s’agit d’un film sorti en 2005 et considéré comme une suite à la série télévisée.

Entre temps, d’autres histoires liées à cet univers ont vu le jour sous différents médias. Sous forme de comics, nous retrouvons Those Left Behind, Better Days, Float Out, The Shepherd’s Tale et Leaves on the Wind. Dans un autre format, il y a The R. Tam Sessions, une websérie servant également de publicité pour Serenity.

À propos de la recherche
Il peut être difficile de résumer cette recherche tant la transmédialité offre plusieurs possibilités d’analyse. En utilisant le cas de Firefly et de Serenity, Blichert souhaitait en faire un point d’entrée sur des questions de transmédialité, de narration, de continuité et de cohérence. Tout au long de sa recherche, il cherche à comprendre comment la continuité transmédia affecte les conceptions existantes de la narration séquentielle.

Selon Blichert, Firefly et Serenity offrent une transmédiation qui reste cohérente, malgré les incohérences entre Firefly et les éléments de l’histoire de la série revisités dans Serenity. Pour l’auteur, Firefly ne peut être séparé de Serenity, puisque seul, Firefly ne peut être considéré comme un texte autonome, l’annulation de la série l’ayant empêché d’avoir une conclusion à son histoire. La présence d’autres histoires tirées de ce même univers enrichit le fil narratif. Par exemple, les R. Tam Sessions et Those Left Behind permettaient aux fans de façonner leurs attentes en attendant la sortie de Serenity tout en racontant une histoire qui leur est propre.

En résumé, la transmédialité est un sujet complexe, puisqu’elle peut prendre plusieurs formes, mais peut ne pas se produire de la même manière ou pour les mêmes raisons. Prenant en exemple l’univers étendu de Star Wars (Star Wars Expanded Universe), Blichert explique que cette transmédialité est utilisé pour créer un univers dans lequel les personnes et les événements coexistent. Dans le cas de Firefly et de Serenity, cette transmédialité est utilisée pour produire une continuité cohérente.

Pour en savoir plus sur cette étude, vous pouvez la consulter à l’adresse suivante : https://curve.carleton.ca/theses/31862

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