J’ai lu : Télé en séries

À son départ un colloque international ayant eu lieu à Montréal en mai 2014, le projet Télé en séries s’est ensuite décliné sous différentes formes : une série de trois émissions diffusée par Canal Savoir, une exposition, puis une série d’essais, publiée aux Éditions XYZ. Grâce à leur générosité, j’ai obtenu une copie afin d’en faire une critique. Sa lecture fut longue (462 pages!), mais elle en valait la peine. Voici pourquoi… Lire la suite « J’ai lu : Télé en séries »

J’ai lu : Fan et gender studies : la rencontre

En juin dernier, les éditions Téraèdre ont sorti le livre Fan & gender studies : la rencontre. J’ai alors remarqué que l’un des directeurs de ce collectif d’auteurs est nulle autre que Mélanie Bourdaa, qui était également un des membres de l’équipe pédagogique du MOOC « Comprendre le Transmedia Storytelling ». Il me fallait ce livre.

J’ai effectué la commande vers la mi-juillet. Parce qu’il fallait commander ce livre directement d’Europe (alors que j’habite de l’autre côté de l’Atlantique), ce n’est que deux mois plus tard, soit à la mi-septembre, que je le reçois enfin entre mes mains. Lire la suite « J’ai lu : Fan et gender studies : la rencontre »

Méditation du mercredi (21)

Ce mois-ci, la revue électronique TV/Series a publié son numéro intitulé « Écho et reprise dans les séries télévisées (III) : de la métafiction à la transmédialité ». L’extrait que vous nous présentons est tiré d’un article de Florent Favard sur Doctor Who :

Ce que les [documentaires] contemporains [sur Doctor Who] dévoilent, ce sont d’abord des passionnés, et, tout particulièrement en ce qui concerne la nouvelle série, des fans de Doctor Who. Matt Hills détaille le processus qui a poussé de jeunes spectateurs et spectatrices de la série classique à devenir professionnels, souvent par le biais d’activités de fans (fanzines, fanfiction, etc.) puis via l’univers « étendu » de Doctor Who (écriture de romans, production d’aventures audio, etc.) jusqu’à participer à la résurrection de la série en 2005. Hills note que cette « Doctor Who Mafia » va à l’encontre des thèses initiales de Henry Jenkins, de l’idée d’une séparation stricte entre les primo-producteurs et les fans. Davies, puis Moffat, mais aussi David Tennant, interprète du Dixième Docteur, et Peter Capaldi, du Douzième, s’avouent volontiers fans de la série classique, et ce positionnement de fan-turned-gamekeepers (« fans devenus maîtres du jeu », comme les nomme Hills) est valorisé par la communication de la BBC, qui y voit un gage de respect du matériel narratif face aux fans les plus exigeants.

Source : FAVARD, Florent. « Continuité, canonicité et complétude dans Doctor Who » TV/Series, numéro 6 (2014), p. 197-198.