GeekQCon – Mangabitibi (2012-2013) et AnimAT (2014-2015)

La culture japonaise demeure très populaire au Québec. Nous n’avons qu’à penser aux succès d’Otakuthon et de G-Anime. Cependant, est-il possible de créer une convention sur un sujet aussi pointu en dehors des centres urbains? Aujourd’hui, nous allons explorer l’histoire de deux conventions de Rouyn-Noranda : Mangabitibi et AnimAT.

Mangabitibi (Rouyn-Noranda)

Grand collectionneur de la culture japonaise, Andrew Hébert a lancé sur un forum de discussion l’idée d’une convention rassemblant les fans de japanimation et de mangas de la région de Rouyn-Noranda : Mangabitibi. Une idée approuvée par ses pairs, qui l’ont encouragé à s’y lancer. En entrevue pour l’Abitibi Express, M. Hébert explique sa motivation à la création d’un tel événement :

« Pour avoir assisté à des conventions à Montréal, notamment, j’avais envie d’offrir le même type d’événement aux amateurs de la région sans qu’ils aient à se déplacer. Je crois que l’intérêt envers les mangas en Abitibi-Témiscamingue est assez grand pour que ça en vaille la peine. On n’a qu’à voir comment la librairie Au Boulon d’ancrage a élargi son offre en la matière pour le constater » (Source : Article d’Abitibi Express Rouyn-Noranda/Abitibi-Ouest, « Invasion nippone à Rouyn-Noranda », publié le 17 avril 2012).

Naturellement, la librairie faisait partie des marchands participant à la première édition de cette convention, qui avait lieu les 9 et 10 juin 2012, au sous-sol du Petit Théâtre du Vieux-Noranda. Fait étonnant : un commerce de Laval, Wasabi Mangas, était également présent pour la vente de livres et de figurines de personnages d’animation japonaise. Bien entendu, les visiteurs pouvaient faire autre chose que des achats : tournoi de jeux vidéo, concours d’AMV, projections de films, cosplay…

Pour cette première édition financée à 100 % par M. Hébert, ce dernier avait un objectif de 100 participants. Un objectif complété grâce à environ 140 participants (Source : Article d’Abitibi Express Rouyn-Noranda/Abitibi-Ouest, « Succès sur toute la ligne pour Mangabitibi », publié le 19 juin 2012). Fort de ce succès, M. Hébert poursuit l’initiative en déplaçant l’événement à la Salle aux usages multiples (SUM) du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue (Source : Article d’Abitibi Express Rouyn-Noranda/Abitibi-Ouest, « Une deuxième édition pour Mangabitibi », publié le 22 janvier 2013). Cette deuxième édition, qui s’est déroulée les 8 et 9 juin 2013, proposait entre autres une salle de jeux vidéo, une salle de jeux de cartes Magic ainsi qu’un cours de création de costumes. Plus de 200 personnes ont assisté à cette édition.

Malgré un succès autant populaire que financier, il n’y a pas eu d’autre édition de Mangabitibi les années suivantes. En 2016, M. Hébert a finalement décidé d’annuler l’événement pour des raisons personnelles : « Suite à des changements au niveau de ma vie professionnelle, je n’avais plus vraiment l’occasion de consacrer le temps nécessaire à la convention pour qu’elle dépasse les événements précédents, donc j’ai préféré annuler l’évènement. » Cependant, il a fort à parier que cette convention en a inspiré une autre…

Mangabitibi

AnimAT (Rouyn-Noranda)

Pendant la courte existence de Mangabitibi, il était possible d’acheter de la marchandise geek au kiosque d’O.R.D.I., que son propriétaire, Steven Loranger, décrit comme une entreprise de divertissement dont la principale clientèle était des otakus. Étant déjà hôte de soirées cosplay et cinéma dans son commerce, il souhaitait rassembler les otakus et gamers de l’Abitibi-Témiscamingue. Avec l’aide de clients, il a créé AnimAT en 2014, dans le local du commerce O.R.D.I., situé en dessous de l’église catholique ukrainienne de Rouyn-Noranda.

Malgré un petit budget pour la publicité et une absence d’invités de marque, cette convention a attiré environ 50 personnes durant la première édition, puis 100 personnes pendant la seconde édition. Les visiteurs pouvaient prendre part à une partie d’impro cosplay, aux tournois de jeux vidéo ainsi qu’à quelques panels. Par manque d’expérience, il n’y avait pas de mascarade.

Malheureusement, faute de bénévoles, de fonds et de temps, AnimAT a cessé ses activités en 2015. M. Loranger reconnaît que son commerce, maintenant inexistant, n’offrait pas la meilleure configuration pour le déroulement de la convention, mais cela évitait les frais supplémentaires pour la location de locaux ainsi que le déplacement de matériel. Si cela était à recommencer, il souhaiterait apprendre à déléguer et à restreindre les activités afin que la convention puisse connaître une croissance intéressante.

Heureusement, Rouyn-Noranda ne demeurera pas longtemps sans événement geek. En 2017, un tout nouvel événement, fondé par deux amies, verra le jour : Geek Café. Mais ça, c’est une autre histoire…

Pour en savoir plus sur le projet GeekQCon

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