GeekQCon – RubikCon (2018-)

Lorsque nous avions commencé notre projet d’histoire des conventions de fans au Québec en 2017, nous étions loin de nous douter que d’autres événements allaient s’ajouter au fil de nos recherches. RubikCon, la convention multifacettes de Drummondville, fait partie de ces événements geeks apparus dans les régions du Québec. Explorons de plus près sa genèse et son histoire!

RubikCon (Drummondville)

RubikCon

Dans notre échange de courriels avec Émilie Dore, membre fondatrice, secrétaire et graphiste de RubikCon, elle mentionne que cette convention est partie d’une idée de groupe : « Nous étions plusieurs amis de Drummondville qui rêvaient d’avoir ce genre d’événement dans notre ville. Notre intérêt grandissant pour les conventions, partager notre passion dans notre ville devenait de plus en plus une nécessité. »

Leur but : créer un événement pas comme les autres tout en rassemblant des gens avec des intérêts communs, mais variés. Émilie Dore, mais aussi Ariane Bergeron, Pascal Bouffard et Vincent Quirion se sont alors mis au travail.

Le groupe d’amis a pris deux ans à mettre sur pied la première édition du RubikCon, notamment pour réfléchir à l’endroit où elle convention allait avoir lieu. Son choix s’est finalement arrêté au Cégep de Drummondville, qui offrait différentes structures dans un même bâtiment : un café pour relaxer, des gymnases pour bouger et recevoir les exposants ainsi qu’une salle de spectacle et des classes pour accueillir les panélistes.

Une des particularités de RubikCon est que celle-ci se présente comme une convention geek avec six facettes uniques, chacune représentée par un cube de couleur :

  • Jeux (vert);
  • Cosplay (mauve);
  • Nippon (rouge);
  • Comics (jaune);
  • Technologie (bleu);
  • Exposants (orange).

RubikCon 2018

Pour Pascal Bouffard, l’un des fondateurs de l’événement, « le but était de rejoindre le plus de gens possible et de rendre la culture geek accessible », donc de ne pas se limiter à un seul genre.

La première édition du RubikCon a eu lieu les 3 et 4 mars 2018. L’objectif visé par les organisateurs : entre 300 et 500 personnes. Au final, l’événement est devenu un succès, avec 700 visiteurs.

Par la suite, les organisateurs renouvellent l’expérience avec une deuxième édition, toujours au Cégep de Drummondville, les 2 et 3 mars 2019. Fidèle à sa mission, la convention offre un large éventail d’activités, comme « la tenue d’un match d’improvisation en compagnie de Salomé Corbo et de Frédéric Barbusci. »

Encore une fois, l’objectif visé est dépassé : 800 participants, dont 70 % d’entre eux étaient déguisés. Le RubikCon s’attire rapidement une excellente réputation pour la qualité de sa programmation, et pas seulement auprès des visiteurs drummondvillois, mais aussi auprès de visiteurs américains.

À partir de l’argent généré par la convention, le groupe organisateur devient officiellement un organisme à but non lucratif. Entre temps, le comité s’est agrandi, avec la présence de Kevin O’Bomsawin (responsable des exposants et de la salle marchande), de Mégane Comina (responsable des bénévoles) et de Julie St-Louis (responsable des communications et des relations publiques). « Fait intéressant, chaque membre possède une expertise en rapport à une facette de la convention et y apporte ses expériences afin de faire de notre festival un événement hors pair! », ajoute Émile Dore.

La troisième édition, prévue les 29 février et 1er mars 2020, reviendra au Cégep de Drummondville. Cette fois-ci, on retrouvera plusieurs nouveautés, dont une salle jeux de rôles pour participer à un grandeur nature, mais aussi un espace d’artisanat, dans lequel il sera possible de faire de l’origami, du pixel art ainsi que du dessin. En entrevue pour le journal L’Express, Kevin Beaudoin O’Bomsawin confirme la volonté des organisateurs de proposer des activités pour les festivaliers de tous âges :

« En général, on essaie de toucher à un public élargi. Oui, on a des activités qui vont rejoindre les familles et les enfants, mais on a aussi des activités plus sérieuses. Par exemple, Diane Descôteaux vient cette année pour présenter des haïkus, c’est de la poésie japonaise. On a aussi des gens qui viennent présenter des choses plus technologiques, comme des ordinateurs montés ».

Parfois, ce public élargi a une raison familiale d’aller au RubikCon. Lors d’une entrevue avec le blogue Geekbecois, Mégane Comina raconte :

« J’ai vu plusieurs parents, grand-parents [sic] qui sont venus juste un peu avant la mascarade. Ils ont acheté leur billet pour toute la journée, même s’ils n’avaient pas l’intention de se promener dans les salles. Mais ils ont acheté leur billet pour soutenir l’événement et soutenir leur petite-fille ou petit-fils pour les voir sur scène. Ils n’ont pas besoin de courir à Montréal, à Sherbrooke ou à Québec. Ils étaient là. Ils ont passé une heure ou deux et ils ont vu un spectacle. Et dans ce spectacle, il y avait un membre de la famille qu’ils ont pu soutenir. C’est accessible et plusieurs sont sortis contents d’avoir vu leur enfant et en retour, les enfants étaient heureux que leurs parents sont enfin venus les voir. »

En conclusion, des événements qui se déroulent en région comme le RubikCon permettent d’initier les enfants, mais aussi leurs parents, à la culture geek. Grâce à la synergie des membres du comité organisateur, chacun apporte sa force selon ses intérêts, proposant ainsi une grande variété d’activités pouvant toucher petits et grands.

Pour en savoir plus sur le projet GeekQCon

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